Un petit journal qui se feuillette jour après jour, mois après mois

sur le motif

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vendredi 31 décembre 2010

Equinoxe


Pour la première fois, j'ai réussi à faire un "abstrait"qui je pense fonctionne bien
non pas que je voulais faire un abstrait à tout prix, mais pour la première fois je ne me suis posée aucune question d'esthétisme, de composition, juste une furieuse envie d'exprimer sur une toile tout ce que j'avais en moi à un moment donné, comme une désespérance...

Je l'ai appelée "Equinoxe", toile réalisée en juillet, curieusement en plein solstice d'été.. toujours ce caractère paradoxal qui ne me quitte pas

c'est une huile, de format triple carré (1mx0.50)

une année nouvelle

dans une heure, nous allons saluer l'année 2011.... tous dans nos vies personnelles, nous avons des millésimes que nous préférons oublier, pour moi ce fut 2010 !!!
comme l'on tourne la dernière page d'un chapitre pour se replonger dans le chapitre suivant d'un livre, je rouvre mon blog pour l'année nouvelle après 9 mois d'absence en espérant l'alimenter d'une façon plus régulière

dimanche 28 mars 2010

Le temps a laissé son manteau

Cette année, dans mon petit village normand, nous avons eu trois vagues neigeuses sur une campagne pas très habituée à ces blancs manteaux... la troisième a été intense. C'était un jeudi matin, le grand axe routier qui mène à caen était coupé, un vent fort avait amené des congères hautes d'un mètre au milieu de la route... mais le soleil était là et distribuait ca et la ses couleurs froides et chaudes. J'ai repensé à ce beau poème de Charles d'Orléans :

Le temps a laissé son manteau...


Le temps a laissé son manteau

De vent, de froidure et de pluie,

Et s'est vêtu de broderie,

De soleil luisant, clair et beau.

Il n'y a bête ni oiseau

Qu'en son jargon ne chante ou crie:

« Le temps a laissé son manteau!

De vent, de froidure et de pluie, »

Rivière, fontaine et ruisseau

Portent, en livrée jolie,

Gouttes d'argent, d'orfèvrerie;

Chacun s'habille de nouveau.

Le temps a laissé son manteau

De vent, de froidure et de pluie,

Et s'est vêtu de broderie,

De soleil luisant, clair et beau.

Charles d'Orléans

(1394/1465)




samedi 6 février 2010

Où va le blanc quand la neige fond?


Ce tableau a été réalisé en 2006 à l'occasion d'un concours sur "Les éléments atmosphériques". Format 8F.
Cette acrylique a été traitée comme une aquarelle dans le très mouillé afin d'obtenir des transparences. Les arbres duond ont été réalisé en tapotant avec un rouleau-mousse sur une surface constamment aspergée avec un vaporisateur. Les ornières du chemin ont été travaillées plus en matière avec un color shaper.


Pavots follies



Encore une toile de 2007, une toile de réforme oui et non... les coquelicots étaient déjà là depuis quelques années sur cette toile, mais je leur trouvais un air un peu trop rangés, trop rouges et trop raides.
Je les ai donc ébouriffés en laissant un peu traîner sur la surface de la toile le couteau chargé de pigment orange et ai rajouté un peu de bleu dans le fond pour marquer les tiges.
Et ils sont dcvenus des pavots avec un petit air psychadélique que j'aime bien.

Huile sur toile, M10

Dans les colzas en fleurs




Contrairement à la plupart de mes congénères, j'adore leur odeur enivrante.

En voici un champ de colzas au printemps 2009, j'avais réalisé sur le terrain une rapide aquarelle pour travailler un peu les plans, j'étais partie pour réaliser un quasi abstrait et le naturel revenant au galop... ca ressemble à un champ de colzas( si on y voit un champ de blés, j'ai raté ma couleur ) !!
ici, j'avais une toile de réforme , trois couches de gesso, noir ponçage entre chaque couche pour enlever les reliefs trop importants, mais néanmoins en garder certains et essentiellement travail au couteau et color shaper.
Huile sur toile, 8P je crois

Impressions "colzas couchants", huile

Publier de simples reproductions photographiques de mon travail ne me satisfait plus. J'ai eu besoin de donner mes impressions, de faire partager mes tâtonnements et ce qui peut déclencher chez moi une envie de peindre un ressenti, une émotion.

J'habite dans la grande plaine de Caen en Normandie, très proche de la mer et au printemps dernier j'ai travaillé sur la lumière extraordinaire que peut donner les champs de colza, alentours, particulièrement au crépuscule. P
our l'anecdote, je suis allée au crépuscule à vélo près de mon village et fait quelques photos d'ambiance. Une image quelque peu féerique, un jaune-vert qui prend des effets fluorescents, presque aveuglants sous un ciel crépuscule où. la lune est comme un projecteur dans ce théâtre de verdure.
Pour obtenir ce jaune-vert, j'ai travaillé sur un fond passé au préalable au gesso noir, en deux couches.
Cette sous-couche reste ainsi présente, d'une part par la modification un peu verdâtre du pigment jaune de cadmium posée au couteau et également par les effets de
grattage avec un color shaper qui laisse apparaitre cette sous-couche.

Voici un détail du tableau. La terre est très souvent lavée par les pluies de printemps, j'ai essayé également de retranscrire ce réveil de la terre sous u
n ciel entre pluie et soleil où les légères brumes apportent leur part de mystère. Ici un travail au large couteau, presque à la truelle.

Un seul regret : le format est assez petit, 5M.
Je l'ai encadré dans une caisse américaine noire ce qui le met plus en valeur. J'avoue que je l'aime bien ce petit tableau et aussi chose étonnant, quoique..., l'ambiance en est complètement différente selon l'éclairage où il se trouve.